Cercle des Solidarités Francophones

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Publié : 28 mai 2013

Dictée francophone festive à l’occasion du 20 Mars 2013 à LAON

A l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie du Mercredi 20 mars 2013, le CSF en son représentant local Dominique CAILLET et en partenariat avec le centre social l’ESCAL 63 rue SERURIER à LAON,

a proposé au public une dictée à 19 heures, suivie d’une collation.

Ci-dessous le compte-rendu de notre correspondant que je vous livre à méditer :

En ’access-prime-time’ et en ’before’ de ’person of interest’, le 20 mars 2013, en partnership avec l’ESCAL à Laon, le délégué du CSF a organisé la dictée francophone festive dans un meeting pour rassembler des francophones lors de la journée internationale de la francophonie. Un merchandising un peu speed avait réuni ce panel de la population laonnoise, teasé par quelques affichettes et quelques flyers et surtout deux articles de presse locale. Ce casting improvisé de 9 personnes participa avec un bon feeling à un trip frenchspeaking en Francophonie, ressemblant plus à un medley qu’à un quizz, sans royalties aux providers. Merci à ceux qui hébergent sur leur website, quelques posts.

Voyage en francophonie

Sur les brisées d’Alexandre, le francophone, un long parcours les mena de Lyon, à Québec, au Gabon, au Sénégal et en Belgique avant de revenir tel Ulysse à son home où l’attendait sa tendre Pénélope, à la fin d’une odyssée perturbée par quelques imparfaits du subjonctif en voie de disparition et des accords de participes passés en snippers embusqués. Les plus pervers d’entre eux, étaient bien les participes passés d’un verbe pronominal conjugué avec l’auxiliaire ETRE, munis d’un complément d’objet direct, garde du corps, placé devant le verbe. D’autres traitres, ceux camouflés derrière un complément d’objet direct avec Etre ou Avoir. A Lyon, dans une traboule, un gone leur indiqua, où trouver un matefaim, des bugnes et un mâchon de dents-de-lion. Au Québec, ayant diné d’un sous-marin magasiné dans un centre d’achats, prenant la route à la brunante, ils durent faire monter leur char sur le traversier pour aller souper avec des amis de l’autre rive du Saint-Laurent. Au Sénégal, pays d’origine du secrétaire général de la francophonie, ils mangèrent dans une gargote devant la gouvernance, firent des emplettes dans une librairie-par-terre et auprès d’un marchand de table qui faisait le golo. Au Gabon, dans la foulée, deux jeunes filles leur ont fait gouter des taros grillés, des ignames noires, des bédoumes sucrés et d’autres étouffe-chrétien(s), appelés ici des cale-ventre(s). En Belgique, au cours d’un avant-midi, une drache les obligea à s’abriter sous une aubette, en compagnie d’une agace et d’une aronde aussi transies qu’eux.

De retour au bercail.

L’"after" fut consacrée à un débriefing mesurant le gap avec le trend. Il n’y eut pas d’award, ni de standing ovation. Puis un benchmark des quelques drinks francophones à l’étymologie passionnante, avec des snacks et des crackers shoppés dans les outlets de la rue piétonne voisine. De la bière belge, du néerlandais bier qui a supplanté cervoise, d’origine gauloise, du cidre de Thiérache du latin sicera (« boisson enivrante »), venant d’un mot hébreu et du jus de banane, mot dérivé du portugais, lui-même probablement emprunté au bantou de Guinée ou à l’arabe « banan » (qui signifie « doigts »).

Un come-back à partir de ce prequell est possible, si des sponsors souhaitent donner du cash pour relever des challenges (challenge, nom masculin (anglais challenge, défi, de l’ancien français chalenge, contestation, du latin calumnia, chicane) dans la lutte contre l’illettrisme. Une vraie solidarité francophone parmi tant d’autres, à nos portes.

Aujourd’hui en France, 2,5 millions de personnes sont en situation d’illettrisme après avoir été pourtant scolarisées en France. Chaque jour de leur vie elles sont en difficulté avec l’écrit pour faire face à des situations simples au travail, en famille, en société. Parler de l’illettrisme est essentiel pour agir et leur permettre d’en sortir.

Le 1er mars 2013, le label Grande Cause Nationale a été attribué au collectif « Agir ensemble contre l’illettrisme », pour sensibiliser les Français à un problème méconnu et sous-estimé.

D.CAILLET